Le blog qui parle des technologies de demain...DF.I

La virtualisation signifie-t-elle la réduction des coûts du SI ?

Cette affirmation a longtemps été le vecteur de développement de ce type d’architecture dans les services informatiques. Surtout dans les sociétés de taille moyenne ou il est souvent plus difficile de vendre la valeur du SI. En effet, on a rapidement mis en avant le gain réalisé par l’utilisation des ressources matériel ; mémoire (un peu) et CPU (beaucoup) perdues sur les différents serveurs cascadés pour justifier ce type de projet.

Graphique utilisation CPU classique

Graphique utilisation CPU classique



La mutualisation des ressources au sein d’une entité est ainsi censée réduire ces coûts, aujourd’hui stratégiques pour tout bon directeur informatique qui se respecte.

Pour autant, cette économie est-elle avérée ?

On dispose aujourd’hui d’un vrai recul pour analyser ce phénomène depuis d’arrivée des VMWare, Hyper V et autres Power VM depuis le milieu des années 2000 et le gains économique associé n’est pas simple à quantifier et ce pour plusieurs raisons :

  1. Ces solutions de virtualisation ont un coût.
    • Coût d’acquisition des solutions logiciel.
    • Coût de maintenance associé.
    • Coût d’installation de ces outils.
  2. Ces solutions de virtualisation nécessitent des infrastructures plus riches.
    • Besoins de serveurs d’entreprise (machines performantes, sécurisées et évolutives).
    • Incitation à évoluer vers du stockage centralisé plus souple, plus performant mais aussi plus sécurisé.
  3. Les architectures virtualisées nécessitent plus de compétences pour les maintenir en condition opérationnel.
    • Techniciens disposant de niveaux d’expertise plus avancés.
  4. Les architectures virtualisées invitent à la consommation de ressources supplémentaires.
    • Multiplication des VM (serveurs virtualisés) dédiés à des fonctions de développement, qualification, pré production…

Alors pourquoi la virtualisation des serveurs a-t-elle eu autant de succès au cours de ces 5 dernières années ?

Certainement parce que le gain induit, même s’il n’est pas financier, est bien réel !

La vérité serait donc ailleurs…

Les gains pour les sociétés utilisatrices se retrouvent ainsi dans des domaines beaucoup plus fonctionnels :

  1. La virtualisation offre une meilleur production du service assuré par le service informatique auprès des utilisateurs :
    • Déploiement rapide et simplifié d’applications.
    • Simplification des politiques de Sauvegarde/Restauration associées.
  2. La virtualisation offre une meilleur maîtrise des ressources affectées
    • Possibilité de sur allocation de ressources CPU et stockage grâce au Provisionning notamment.
    • Capacité à déplacer les serveurs virtuels « à chaud » (en usage) grâce à des fonctionnalités de type Virtual Motion.
    • Capacité à dupliquer les environnements simplement.
    • Ce type d’outil permet ainsi de mieux gérer toutes les opérations planifiées par le SI.
  3. La virtualisation offre une meilleur sécurité pour les systèmes gérés
    • Réduction des SPOFs (Single Points Of Failure) au niveau architecture.
    • Extension des fonctions de haute Fonction de Haute Disponibilité sur l’ensemble des serveurs virtuels.
    • Cloisonnement des applications sur des serveurs virtuels dédiés.
    • Simplification de la gestion des sauvegardes.
    • Protection des applications « legacy » en mode objet.

Ces progrès ont bien sûr été permis par la grande fiabilité des solutions disponibles sur le marché.

Schéma architecture virtuelle DFI

Schéma architecture virtuelle DFI



Une fois les bénéfices de ce type de projet mis en avant, il reste toutefois possible d’identifier certains vecteurs d’économie.

Tout d’abord, il faut savoir que toutes les versions disponibles ne sont pas onéreuses. Il est ainsi possible d’installer un hyperviseur (sous-couche de virtualisation) simple et fiable pour un coût licence égal à 0 ! Il existe ensuite toutes sortes de licences avec fonctionnalités plus ou moins avancées à coût réduit.

La montée en puissance des serveurs disponibles permet également d’installer des VM jusqu’à concurrence de 30 à 40 unités par serveur physique bi processeur avec une simple licence Windows DataCenter représentant le prix de 4 à 5 licences Windows Server (ce n’est pas si courant de faire des économies sur le poste Microsoft…).

Cette analyse plutôt orientée serveur est également applicable sur certains points au domaine du poste client (Virtual Desktop Infrastructure) même si les logiques de licence (essentiellement Microsoft) sont assez différentes.

Alors si vous considérez un projet de virtualisation, ne vous trompez pas de réflexion…

One Response to “La virtualisation signifie-t-elle la réduction des coûts du SI ?”

  1. Virtualisation = Réduction des coû... dit :

    […] Nous bénéficions aujourd'hui d'un véritable recul qui nous permet d'analyser les avantages de la virtualisation et les gains financiers pour les entreprises.  […]

Laisser un commentaire

Consulter la charte de modération